Zoé Meurisse, est passée des courts de l’Engie Open, à Perros-Guirec, aux courts de Roland-Garros. La jeune femme, âgée de 15 ans, a débuté le tennis au Tennis-club municipal à l’âge de 5 ans. Le début d’une passion pour le sport dont elle aimerait faire son métier.

Pourquoi avoir choisi le tennis ?

Plusieurs membres de ma famille jouaient déjà. J’ai voulu essayer et ça m’a plu. Je m’y suis fait des amies, et depuis, je continue de jouer en équipes jeunes mais aussi en équipes adultes.

Comment devient-on ramasseuse de balles à Roland-Garros ?

Je participais déjà en tant que ramasseuse de balles sur l’Engie Open et j’ai voulu postuler pour Roland-Garros en 2025. Sur 6 000 postulants, nous ne sommes que 300 sélectionnés dans toute la France. Il y a un parcours de sélection plutôt pointu. La première sélection a eu lieu pour moi à Saint-Malo. Pour la deuxième phase, nous avons eu un stage de formation à Nantes pendant une semaine. C’est à l’issue de celui-ci que j’ai su que j’étais parmi les chanceuses car au vu du nombre de candidats, rien n’était gagné.

Quelles sont les qualités requises ?

Il faut des qualités physiques, techniques comme le geste du roulé, de la coordination mais aussi avoir une bonne communication entre les ramasseurs et savoir anticiper les situations. Il faut aussi être autonome, discret et réactif.

Et maintenant ?

Je n’ai pas été sélectionnée cette année mais depuis le mois de juin, je transmets ce que j’ai appris à Nina Julliard, qui a postulé cette année. Elle a déjà passé la première étape de la sélection. Nous serons présentes toutes les deux sur l’Engie Open et à l’ITF de Lannion en tant que ramasseuses de balle. À Perros-Guirec, je vais également former les plus jeunes pour l’Engie Open.

Des bons souvenirs de Roland-Garros ?

C’est une super expérience, j’ai pu y retrouver Victoria M’Boko (gagnante de l’ENGIE OPEN 2024 et maintenant dans le top 10 mondial), découvrir le jeu de jambes impressionnant d’Iga Swiatek et ramasser les balles sur un match de tennis fauteuil, où on distribue moins de balles mais qui demande plus d’attention, notamment pour laisser le double rebond.