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Dans un quart de finale haletant, hier, Irina Ramialison a dû s’employer en trois sets pour se défaire d’une Kelia Le Bihan pleine de ressources.

Irina OF

Hier, le match entre Irina Ramialison et Kelia Le Bihan (4-6, 6-4, 6-3) a rassemblé près d’une centaine de spectateurs dans les tribunes du complexe de Kerabram.

Comme l’an passé, Irina Ramialison figure dans le carré final de l’Engie Open de Perros-Guirec. Pourtant, cette qualification n’aura pas été de tout repos pour la 24ème joueuse française. Hier après-midi, sur le court de Kerabram, Irina Ramialison a usé de son expérience pour s’imposer face à la jeune Kelia Le Bihan.

Une entame difficile

Irina Ramialison s’est fait surprendre d’entrée de jeu par les coups de raquette péchés et le jeu plein d’audace de Kelia Le Bihan (-4/6) qui n’en avait que faire de la différence de classement. « Le 1er set se goupille très mal. Au début, elle m’a fait beaucoup courir. » , concède la joueuse numérotée.

Menée trois jeux à zéro d’entrée, Irina Ramialison prend vite la mesure de son adversaire qui peut compter sur un service redoutable. Même en difficulté, cette dernière fait sensation en effaçant deux balles de break, avec trois aces consécutifs pour s’adjuger un jeu important. « C’est une jeune qui frappe fort et qui joue très bien. » confie Irina Ramialison. La native de Rennes a rapidement concédé le premier set (3-6) sans jamais vraiment dérangé son adversaire. « J’ai des balles pour revenir mais je gère mal les points importants », explique-t-elle.

« A tout moment, ça pouvait tourner. »

« Je n’ai pas perdu espoir après la perte de ce premier set. Au contraire, ça a été un moment pour analyser ce que je devais faire pour gagner. », relate la joueuse de 26 ans. Dès le début de la seconde manche, Irina Ramialison revient sur le court perrosien avec d’autres intentions. Elle présente un jeu plus réglé et trouve les lignes à plusieurs reprises pour pousser Le Bihan à la faute.

C’est au milieu du set que la tendance s’est clairement inversée en faveur de la malgache. « Je savais qu’à tout moment ça  pouvait tourner. » A 4-3, dans un jeu décisif de plus de 20 minutes qui aura connu de nombreux rebondissements, Le Bihan concède plusieurs fautes grossières. « Dans les deux autres sets, j’ai fait moins de fautes. J’ai fait varier les hauteurs car dans le jeu en rythme, elle est vraiment très forte et elle était dans un très bon jour », explique Irina.

De là, l’ascendant psychologique change de camp. La joueuse numérotée est restée dans son match à l’inverse de Kelia Le Bihan qui, au fur et à mesure, a perdu le fil. « On peut dire que c’est l’expérience qui a joué, oui, avoue la Malgache. Je m’en sors parce que je ne lâche pas tout simplement. Je suis très heureuse aujourd’hui. »

En demi-finale, Irina Ramialison retrouve  Théo Gravouil (N29), une adversaire qu’elle connaît cette fois très bien. « On était dans le même club. On a joué par équipe ensemble. » Le dernier affrontement en date entre les deux jeunes femmes remonte au mois de décembre à Chartres. « Pour l’instant, c’est moi qui gagne mais, contre Théo, c’est toujours des matchs très serrés. » La seconde demi-finale oppose Stéphanie Forets (N40) à Diana Marcinkevica (N12)

Source: Kévin Lelong